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20210729

La Danse avec Les Ombres


La Danse avec Les Ombres

"Concert original avec vidéos d’art et musiques.
Harmonie entre l’univers numérique et la performance instrumentale.
Séquences réunies pour la recherche de l’ombre jamais perdue."

   Présentation :  

Le i, le sujet, le protagoniste, ou encore le reflet d’une vie, perd son ombre dans la foule dont toutes formes d’ombres inconnues se superposent et se précipitent.

Le long de ses itinéraires à la recherche de son ombre perdue de vue et d’esprit, dix oeuvres audio-visuelles s’harmonisent avec dix pièces musicales. Le i et son ombre s’accompagnent de la voix de l’artiste et des pièces musicales jouées par des musiciens sur scène, jusqu’à dessiner une histoire dans laquelle le spectateur est invité à se projeter.

Enfin, chaque séquence se relie pour composer une oeuvre en soi, une soirée sensorielle et une rencontre inattendue.


   Programme du vidéo-concert :  

Partie i (environ 28 minutes)

    0) Introduction : https://vimeo.com/369547659

    1) Première présentation de l’ombre : https://vimeo.com/370502388

    2) i : nto : https://youtu.be/FDUxifDf2ZI

    3) Forêt Noire : https://youtu.be/kBvmFHDEDvw

    4) i : the other : https://youtu.be/lLPkqxrCwY0

    5) une étoile noire : https://youtu.be/IAc-DJOebhQ

Partie ii (environ 34 minutes)

    6) Deuxième présentation de l’ombre : https://youtu.be/wrXIkARtKsQ

    7) The night train : https://youtu.be/5MnDT53Vfgo

    8) Nowhere is now and here : https://youtu.be/xped3YKLdaU

    9) M the Mirror : https://youtu.be/MXFj-D5Uuq8?t=68

    10) i : n attendu : https://youtu.be/BU8gVEJOplQ

    11) Shadow Orchestra : https://youtu.be/yHjq2zdiI-c

20170906

Sur la lune, partie II. (달에 관하여, 두번째.)

Photo credit : JiSun LEE / 2017.09.05 / Incheon

Deuxième note sur la lune, car elle était si bella.

Je suis ici, la Lune est là.
Je suis blanche, la Lune teinte.
Je suis en noir, la Lune suit.
Je suis née, la Lune raconte des histoires.
Je suis chasseuse de rêve, la Lune se cache.
Je suis près du sol, la Lune s'éloigne.
Je suis loin du ciel, la Lune descend.
Je suis le Soleil, la Lune s'éteint.
Je suis dessinatrice, la Lune s'efface.
Je suis sourde, la Lune chante.
Je suis la Terre, la Lune entoure.
Je suis légère, la Lune grossit.
Je suis voyageuse, la Lune demeure.
Je suis l'étoile, la Lune sourit. 
Je suis dormeuse, la Lune se promène.
Je suis humaine, la Lune ressemble.
Je suis aveugle, la Lune contemple.
Je suis seule, la Lune aime.
Je suis là, la Lune y était toujours.


Second notes about the Moon, because it was a quiet beauty last night.

I am here, the Moon is there.
I am white, the Moon colors in.
I am in black, the Moon follows.
I am born, the Moon tells stories.
I am a dream hunter, the Moon hides.
I am near the ground, the Moon moves away.
I am far from the sky, the Moon comes down.
I am the Sun, the Moon lights off.
I am a drawer, the Moon fades.
I am deaf, the Moon sings.
I am the Earth, the Moon surrounds.
I am light, the Moon grows bigger.
I am a traveler, the Moon remains.
I am the star, the Moon smiles.
I am a sleeper, the Moon walks.
I am human, the Moon resembles.
I am blind, the Moon gazes.
I am alone, the Moon loves.
I am there, so has been the Moon since always.


지난밤 아름다웠기에 적어본 달에관한 두번째 노트.

나는 여기에, 달은 저기에 있다.
나는 하얗게, 달은 물들인다.
나는 검게, 달은 나를 따른다.
나는 태어나, 달은 이야기 한다.
나는 꿈을 찾고, 달은 숨는다.
나는 땅 위에 서서, 달은 저 멀리로 간다.
나는 하늘과 멀리 떨어져, 달은 내려온다.
나는 해가 되어, 달은 빛을 끈다.
나는 그리고, 달은 지운다.
나는 귀가 멀어, 달은 내게 노래한다.
나는 지구가 되고, 달은 주변을 돈다.
나는 가벼워, 달은 거대하다.
나는 떠돌아, 달은 자리를 지킨다.
나는 별이 되어, 달은 미소짓는다.
나는 잠에들어, 달은 걷는다.
나는 인간이며, 달은 닮았다.
나는 눈이 멀어, 달은 바라본다.
나는 외로이, 달은 사랑한다.
나는 저기에, 달은 언제나 그곳에 있다.

20170825

Sur le sentiment bizarrement plaisant. (설렘에 관하여.)


JIJS - Journal Intertime de JiSun #39

Photo credit : JiSun LEE / 2017.06.05 / Paris-London

Excitation, tremblement, émoi… Bref, un sentiment bizarrement plaisant (une petite note inspirée après avoir vu une amie à la recherche de l’excitation perdue.)

La découverte devient une expérience, l'expérience une habitude.
Les yeux aveuglés et les oreilles assourdies, l’habitude rattachée au corps les paralyse de nouveau par la familiarité des yeux et des oreilles.
Le coeur en arrêt se ronge progressivement et se durcit entre la légèreté et la lourdeur qui se balancent sans arrêt.

La brise souffle vers la familiarité. Le toucher si subtil pour sentir. Le vent qui porte des chuchotements.
Le cœur retardé en prend conscience puis ne contemple que le passé. Il se souvient du regard qui a été momentanément fixé.

À la fin de l'été, où le repos s’allonge jusqu’à devenir l’ennui, des brises fraîches soufflent avec des gouttes de pluie.
Le petit chant s’ajoute au silence où il n'y avait ni mélodie, ni bruit.
L’homme accueillit le commencement et s’apprête aux affairements.
Il serre le noeud lâche et ouvre le sac qui restait longtemps vidé.

Le poids de la vacance qui multipliait par le nombre de jours passés.
Sur la chaise sans occupant, seule la poussière s'accumule pour couvrir la mémoire.
Dans le siège du train de départ et de l’avion de retour sont attachés des pas légers à côté des bagages lourds.
Des souvenirs remplissant l’absence, les visages s’éveillent dans les souvenirs.
5 minutes avant de retracer son visage, la coiffure retouchée.
Les mots qui s’écrivaient puis s’effaçaient tant de fois en tête. 
Une toute petite sonnerie secoue la pupille et réveille l'esprit.
Le message attendu, la réponse souhaitée.

Je regarde l'horloge.
La table préparée ne fait que de la vapeur gourmande.
Le bruit de la voiture par la fenêtre, les pas s’approchant. Et knock knock knock.

La scène est éteinte dans la salle de concert complète.
Spectateurs des rêves, seuls les yeux remplis d'anticipation sont occupés dans l'obscurité.
Une respiration profonde, puis tout l’éclairage s’allume.
Les yeux mettent au point les cloches lumineuses émergentes qui annoncent le début.
Les mains et les voix tremblantes teintent le sourire difficile.

Le cœur bat.
Le son du cœur remonte dans tout le corps.
Le cœur battait toujours.
Les mouvements inconsciemment répétés arrêtent la marche.
Excitation intime.
Le parfum senti un jour du passé s’évapore au moment où l’habitude prend sa place. 
L’habitude vainqueure embrasse doucement le point vidé.

Photo credit : JiSun LEE / 2016.10.02 / Seoul

흥분, 떨림, 동요.. 설렘에 관하여. (일상에서의 설렘을 그리는 친구와 만난 후 적어보는 노트)

발견은 경험이, 경험은 습관이 된다.
눈과 귀를 멀게하여 몸에 달라붙은 습관은 다시한번 눈과 귀를 익숙함으로 마비시킨다.
마비된 가슴은 가벼움과 무거움의 저울질 가운데서 점점 주름지고 굳어진다.

익숙함에 살랑거리는 바람이 불어온다. 느끼지 못할만큼 작은 만짐. 속삭이듯 간지럽히는 바람.
한박자 뒤늦게 알아차린 마음은 지나가버린 뒷모습을 바라본다. 잠시 마주했던 눈빛을 기억한다.

휴식이 지루함과 무기력으로 자리잡을 여름의 끝자락, 빗방울 소리와 함께 서늘한 바람이 불어온다.
소음도 노래도 없던 고요함에 콧노래가 섞인다. 
시작을 맞이하고 분주함을 준비한다.
느슨해진 매듭을 조여매고 없이 비어있던 가방을 열어본다.

하루가 지날수록 하루만큼 길어지던 공백의 길이.
비어있는 의자에는 기억을 덮을 먼지만이 쌓여간다.
떠나가는 기차 안과 돌아오는 비행기의 좌석에는 무거운 짐덩이에도 가볍기만한 발걸음이 묶인다.
공백을 가득 채우는 기억, 기억을 헤어 그리는 얼굴.
얼굴을 되찾기 5 가다듬는 머리카락.
머릿속에 쓰고 지우기를 반복하던 말들.
작고 작은 벨소리는 풀려있던 동공을 흔들고 짜릿하게 정신을 깨운다.
기다리던 메세지, 소망하는 대답.

시계를 바라본다.
준비된 식탁은 김이 모락모락 피어오른다. 
창밖에 다가오는 차소리, 멈추어 내리는 발걸음 소리. 그리고 똑똑똑.

숨죽인 공연장의 무대는 불이 꺼져있다.
속을 보고있듯 어둠속에는 기대에 가득찬 눈빛만이 분주하다.
가다듬는 호흡, 켜지는 조명.
떠오른 빛방울들에 초점을 맞추고 시작을 알린다.
떨리는 두손과 목소리는 어렵게 지어본 미소를 상기시킨다.

심장이 뛴다.
심장의 소리가 온몸을 타고 올라온다.
심장은 뛰고 있었다.
무심히 반복하던 움직임은 반복을 멈춘다.
설레인다.
피어나는 설렘을 분홍빛, 연두빛, 노랑빛으로 물든다.
언젠가 맡아본 설렘의 향기는 익숙함이 찾아오는 시간에 맞춰 달아난다.
익숙함은 부드럽게 빈자리를 감싸앉는다.

Photo credit : JiSun LEE / 2017.06.02 / Paris

Excitement, trembling, emotion... Well, a weirdly pleasant feeling (a short note inspired after seeing a friend in search of lost excitement.)

Discovery becomes an experience, experience a habit.
Blind eyes and deafened ears, the habit attached to the body paralyzes them again by the familiarising the eyes and the ears.
The heart in a stop gradually erodes and hardens between the lightness and the heaviness that swing without stopping.

The breeze blows towards familiarity. The touch too subtle to feel. The wind carries whispers.
The delayed heart becomes aware of it and contemplates only the past. He remembers the gaze that was momentarily fixed.

At the end of summer when the rest stretches to become boredom, fresh breezes blow with raindrops.
The little song adds to the silence where there was neither melody nor noise.
One welcomes the beginning and prepares oneself to the business.
He/she tightens the loose knot and opens the bag that has long been emptied.

The weight of the vacancy multiplies by the number of spent days.
On the chair without occupant, only the dust accumulates to cover the memory.
In the seat of the departure train and the return plane are tied light steps next to the heavy luggage.
Memories fill the absence, the faces awaken in the memories.
5 minutes before retracing his face, the hairstyle retouched.
The words that were written then faded so many times in the head.
A tiny bell shakes the pupil and wakes up the mind.
The message waited, the response expected.

I look at the clock.
The prepared table makes only gourmet steam.
The noise of the car through the window, the steps approaching. And knock knock knock.

The scene is dark in the full concert hall.
Spectators of dreams, only eyes full of anticipation are occupied in the darkness.
Deep breathing, then all the lighting comes on.
The eyes focus on the emerging light bells that announce the beginning.
The the trembling hands and voices tinge the difficult smile.

The heart beats.
The sound of the heart rises throughout the body.
The heart has always been beating.
Unconsciously repeated movements stop working.
Intimate excitement.
The perfume, felt one day of the past evaporates at the moment when habit takes its place.
The victorious habit gently embraces the emptied point.

20170726

Sur le vent. (바람에 관하여)

Photo credit : JiSun LEE / 2017.06.06 / London
Sur le vent.

Il brille. Le soleil lave le visage dans sa lumière chaude.
Il pleut. Les souvenirs remontent avec des paroles monotones des gouttes.
Il scintille. Les étoiles se chatouillent dans le coeur assombri.
Il neige. Les flocons de glace silencieux posent légèrement sur le nez.
Et il souffle. Une fine barbe de vent passe par la peau.

Une photographie qui a gelé le paysage me regarde.
Je roule les yeux et scrute tous les coins de l’image.
Une voix s’échappe du visage figé et réveille le parfum oublié.

Quand une feuille sans parole est touchée par le vent, elle murmure à d’autres qui transmettent leurs chansons.
Les mots sonnent avec les vagues du vent de haut en bas.
La feuille dansant joyeusement lâche la main qui tenait la branche.
Elle monte avec le vent et se met en scène du ciel bleu.

La sueur chaude de l’été bouillonnant accueille le petit air soufflant doucement, alors que la terre sèche de l’hiver dur craint la brise glaciale.

Au milieu de l’océan ouvert immense, un radeau carré ne sait pas par où naviguer.
Un morceau de tissu blanc à peine pendu dessus entend les murmures du vent et prend sa direction.

Le ventilateur, qui tourne la tête et les ailes sans arrêt, ne peut voler mais plie sa tête.
Enraciné profondément dans son terrain de vie, l’arbre fait des amis qui arrivent le long du vent.
Le dernier pétale de la fleur répand son parfum jusqu’à la dernière minute.
La semence volée à son lieu de naissance grandit et fleurit pour devenir un arbre.
Et le dernier chemin de la feuille tombant est entouré du vent.

Le vent souffle.
Les cheveux qui couvraient le visage s’ouvrent avec son toucher doux.
Puis je regarde vers le haut et contemple le vent qui s’est déjà passé.

Sans aucune trace, le vent ne laisse que les souvenirs de sa main calme.


Photo credit : JiSun LEE / 2014.11.12 / Paris
바람에 관하여.

해가 비춘다. 따스로운 햇빛에 얼굴을 씻는다. 
비가 내린다. 단조로운 노랫말에 추억이 떠오른다.
별이 반짝인다. 깜깜하던 마음속을 폭죽놀이가 간지럽힌다.
눈이 쌓인다. 소리없이 포근한 얼음송이가 콧등을 적신다. 
그리고 바람이 분다. 살랑거리는 수염이 살결을 스쳐 지나간다.

풍경을 얼려버린 사진은 움직임 없이 나를 바라본다. 
이리저리 눈알을 굴려가며 사진의 구석구석을 훑는다. 
굳어있던 표정에선 목소리가 들려오고 잊혀졌던 향기가 머리맡에서 풍겨온다.

말이없던 잎사귀가 바람에 흔들리면 하나 속삭이며 노랫말을 전한다. 
노랫말은 위로 아래로 바람의 파도와 함께 울려퍼진다. 
신나게 몸을 흔들던 풀잎은 가지를 붙잡던 손을 놓는다. 
바람을 타고 올라 파란하늘을 무대삼는다.

들끓는 여름의 뜨거운 땀방울은 잔잔한 바람에도 반가운 위로를 받지만, 냉혹한 겨울의 속을 드러낸 땅은 매서운 바람에 얼어 붙는다. 

광활하게 열려있는 바다 한가운데 네모난 뱃조각은 갈길을 모른다. 
위에 간신히 걸려있는 하얀 천조각은 바람의 속삭임을 듣고 방향을 잡는다. 

고개를 휘저어가며 열심히 날개를 돌리는 선풍기는 몸을 띄우지 못하고 고개를 숙인다. 
뿌리가 깊어 움직이지 못하는 나무는 바람을 따라 찾아오는 친구를 사귄다. 
시간이 얼마 남지않은 꽃송이는 마지막 순간까지 향기를 뿌린다. 
바람에 날아와 피어날 자리를 잡은 새싹은 꽃이되고 나무가 되어 자라난다. 
그리고 떨어지는 잎새의 마지막 길도 바람이 포근하게 감싸준다.

바람이 불어온다. 
부드러운 손길에 덮혀있던 머리카락이 열린다. 
기운없이 숙여있던 고개를 들고 지나간 바람을 바라본다. 
흔적이 없는 바람은 잔잔한 손길의 기억만을 남긴다.


Photo credit : JiSun LEE / 2014.11.12 / Paris

About the wind.

It shines. The sun washes the face in its warm light.
It rains. Memories rise with monotonous lyrics of the drops.
It twinkles. Stars tickle in the dark mind.
It snows. Soundless ice flakes lightly pose on the nose.
And it blows. A chilly beard of wind passes by the skin.

A photography which has frozen the landscape stares at me.
I roll around the eyes and scan every corner of the picture.
A voice comes out of the clotted face and awakens the forgotten fragrance.

When a wordless leaf is touched by the wind, it whispers to others which convey their lyrics.
The words ring with the waves of the wind up and down.
The leaf waving joyfully releases the hand holding the branch.
It goes up with the wind and set the stage for the blue sky.

The hot sweat of the boiling summer welcomes even a gently blowing air, but the dry land of the harsh winter fears the freezing breeze.

In the middle of the vast open ocean, a square raft doesn’t know where to sail.
A piece of white cloth barely hanging on it hears the whispers of the wind and gets its direction.

The fan, which wiggles its head and turns its wings, cannot fly but bends its head.
Deeply rooted in its lifelong ground, the tree makes friends, which come along the wind.
The last petal of the flower spreads out its perfume until the last minute.
The seed flown to its birth place grows up and blooms to become a tree.
And the last path of the falling leaf is covered with the wind.

The wind blows.
The hair covering the face opens with its soft touch.
Then I look up and gaze at the wind that has passed over.
Without a trace, the wind only leaves the memories of the calm hand.

20170629

Sur le feu. (불에 관하여.)

< Amour et Haine. - L’amour et la haine ne sont pas aveugles, mais aveuglés par le feu qu’ils portent avec eux. > 
( Love and hatred are not blind, but are blinded by the fire they themselves carry with them.)
(사랑과 증오는 눈을 멀게 하지 않는다. 다만 그것들이 가져오는 불로 눈이 먼다.)

- Friedrich Nietzsche, Humain, trop humain

Photo Credit : JiSun LEE / 2011.08.13 / Geneva
Sur le Feu.

Une grappe de flammes attire les yeux avec sa lumière et sa chaleur étincelantes.
Le jeu de la lumière flotte dans le ciel et tombe sur les vagues de la rivière.
Le tas de bois empilé, du premier étage au second, et du deuxième au troisième, les flammes grimpent jusqu’au sommet.
Un grand morceau de lumière danse pendant un moment.
Dans la nuit, de petits éclats de lumière brillent dans les yeux des gens.

L'eau et l'air, la substance qui compose la vie fait la mort en même temps.
La figure originelle fond dans la flamme et ne dessine que les cendres d'une identité inconnue qui a traversé.
La sublime fleur clignotante est sans ombre.
Les grappes jaunes fleurissent en rouge et disparaissent rapidement.
Autour du moment où elle perd sa couleur progressivement et tombe la tête vers le bas, il y reste une ombre de l'empreinte noire.
L'odeur profonde de la mort assombrit l'ombre.

Le soleil brille. Il est en vie parce que qu’il brûle.
Le soleil se lève. C'est seulement alors que tous vivent.
Après un jour, le soleil se couche. Le sommeil dont la forme ressemble à la mort guérit la vie.
Dans la nuit sombre où même la lune est couverte dans les nuages, il y a de petites lumières allumées dans les rues, au-dessus de la table, à côté du chevet.
La petite bougie qui servait aux yeux d'un enfant illumine l'immense place et devient le guide des aveugles.
Pour allumer une ampoule comme un œuf, la sueur sèche et chaude s'écoule dans les terres désertiques.

La rivière du feu qui coule profondément dans la terre s'étend aux sommets et couvre le monde.
Une petite graine restante brûle le bâtiment et enlève d’un coup le passé et le présent.
Les pompiers couverts de suie avancent les pas dans les flammes chaudes du monde froid.
Dans la maison qui est devenue cendre, seuls les souvenirs qui n'ont pas été oubliés restent avec une brume silencieuse.

La fumée monte de la cheminée d'une maison abandonnée que même le Père Noël aurait oubliée. Quelque chose devrait brûler, et quelqu'un devrait vivre.
Le feu ressemble à l'automne abondant qui fleurit, avec la chaleur qui fond en hiver, la fumée nourrissant le printemps affamé et la lumière allumant la nuit de l'été.
Dans la rue, un voyant rouge clignote. Les pieds occupés s'arrêtent en place.
Pendant la pause, le ciel, les oiseaux, les gens et les voitures semblent de plus en plus occupés.
Une partie de la musique qui coule dans les écouteurs passe.
La saison passe également et les feuilles rouges sont de nouveau vertes.
Je reprends mes pas arrêtés.
Le monde meut toujours.

Photo Credit : JiSun LEE / 2009.03.20 / Dijon
불에 관하여.

떨기의 불꽃은 영롱한 빛과 뜨거운 열기로 눈길을 사로 잡는다. 
하늘 위에서 터지는 빛의 놀음은 강가의 물결 위를 날으며 떨어진다.
쌓아놓은 나뭇더미, 1층에서 2층으로, 2층에서 3층으로, 불길은 손을 잡고 정상까지 오른다. 
커다란 빛덩어리는 한참동안 춤을 춘다.
늦은 , 사람들의 눈가에는 작은 빛조각들이 반짝인다.

물과 공기, 삶을 구성하는 물질은 동시에 죽음을 만들어낸다. 
본연의 모습은 화염속에서 녹아내리고, 신원을 없는 잿더미만이 지나간 불길을 그린다. 
알록달록 화려하던 불꽃 한송이는 그림자가 없다.
노란 송이는 붉게 피어나고 시들어 간다.
조금씩 색을 잃고 고개를 숙일 즈음 주변에는 까만 그을림이 그림자가 되어있다. 
죽음의 묘한 냄새에 그림자를 짙게 깔린다.

해는 타오른다. 타고 있기에 살아있다.
해는 떠오른다. 그래야만 우리는 있다.
하루가 지나면 해가 진다. 죽음의 형태를 닮은 수면은 삶을 치유한다.
달빛도 구름에 가린 깜깜한 밤에는 길거리에, 식탁 위에, 침대 맡에 작은 불빛이 켜진다.
아이의 눈이 되어주던 작은 촛불은 광장을 밝히고 눈먼자들의 길라잡이가 되려 마음을 모은다.
달걀만한 전구하나를 켜기 위해서 사막같이 마른 땅에는 오래고 뜨거운 땀이 흐른다.

바다와 같이 땅속을 흐르던 불의 강은 산봉우리로 뻗어져나와 세상을 덮는다.
작게 남아 있는 씨앗은 무심하게 건물을 불태우고, 과거도 현재도 한순간에 앗아간다.
그을림으로 화장한 소방대원들은 싸늘한 세상에도 뜨겁게 타오르는 불길 속으로 발을 내딘다.
재가 되어버린 집에는 함께 망각되지 못한 기억만이 아지랑이로 남아 잔잔하게 피어오른다.

산타할아버지도 지나칠 버려진 굴뚝에 연기가 난다. 아궁이 무언가는 타고 있고, 누군가가 살고 있다.
겨울 따듯하게 녹여주는 , 허기진 봄을 채우는 연기, 뜨거운 여름 밤을 밝히는 빛과 함께 불은 만개한 가을의 색을 닮았다.
길거리, 빨간불이 깜빡인다. 바쁘게 움직이던 발걸음은 제자리에 멈춘다.
잠깐의 멈춤동안 주변에는 하늘도, 새도, 사람도, 자동차도 더욱더 바쁘게 움직인다.
이어폰 흐르는 음악 한구절이 지나간다.
계절이 지나고 붉은 잎은 다시 초록이 되어있다.
멈춰있던 발걸음을 옮긴다. 
세상은 여전히 움직인다.

Photo Credit : JiSun LEE / 2014.12.31 / Paris
About the Fire.

A cluster of flame captures the eye with its gleaming light and heat.
The play of light popping out of the sky flies and falls on the waves of the river.
Stacked on the pile of woods, from the first floor to the second, and from the second to the third, the flames climb to the top.
A large chunk of light dances for a while.
Late in the night, small pieces of light glisten in people's eyes.

Water and air, the substance which composes the life makes up the death at the same time.
The original figure melts in the flame and draws only the ashes of unknown identity that has passed through.
The flashing and colorful flower has no shadow.
Yellow clusters bloom in red and soon fade away.
Around the time when it loses its color gradually and hangs the head down, there remains the shadow of the black gravure. 
Deep smell of death darkens the shadow.

The sun blazes. It’s alive because burning.
The sun rises. Only then can all live.
After a day, the sun sets. The sleep that resembles the form of death heals life.
In the dark night where even the moonlight is covered in the clouds, There appear little lights on the streets, above the table, next to the bedside.
The small candle which served to the eyes of a child brightens the huge square and becomes the guide of the blinds.
In order to turn on a bulb like an egg, dry and hot sweat flows in the desert-like land.

The river of fire that flows deep in the earth stretches out to the mountain peaks and covers the world.
A tiny remaining seed burns the building out, and momentarily takes away the past and the present.
The soot-covered firemen step into the hot flames of the cold world.
In the home that has become ashes, only memories that have not been forgotten remain with a quiet haze.

Smoke goes up from the chimney of an abandoned house which even Santa would have forgotten. Something should be burning, and someone should be living.
The fire resembles the colorfully blooming autumn, with the warmth melting in the winter, the smoke filling the hungry spring, and the light shinning the night of the summer.
On the street, a red light blinks. The busy feet stop in place.
During the pause, the sky, the birds, the people, and the cars seem more and more busy.
A part of the music flowing in the earphone passes by.
The season passes as well and the red leaves are green again.
I take steps that have stopped.
The world still moves.

20170521

Sur l'eau. (물에 관하여.)

Photo credit : JiSun LEE / 2013.11.13 / Montreux

Sur l’eau.

Une personne clignote et fait un regard lointain. Les larmes qui ne coulent pas continuent à faire un bouclier dans les yeux, et les mots qui ne peuvent pas être chantés se fondent dans la salive puis traversent la gorge vers le fond intérieur. Dans chaque coin du corps, l’eau coule avec du sang rouge et chaud, entrant avec du parfum et sortant avec de la sueur.
Quelque part entre 0 et 100, l'eau coule, reste, tombe et lave ici et là, à tout moment de vie.

Sans couleur, ni goût, ni parfum, l’eau est contenue avec beaucoup de couleurs, de saveurs et d'arômes. Des tasses droites, des bouteilles courbées, des bouilloires rondes et des éprouvettes élégantes. Des conteneurs de formes différentes ouvrent la bouche et boivent de l'eau pour remplir leur estomac. L'eau enfoncée avec des fleurs y est bientôt absorbée, ou les feuilles de thé se plongent dedans et la colorent avec leur parfum. Une gorgée fraîche après une longue promenade de la journée chaude donne un souvenir différent de la gorgée chaude qui se répand dans la longue nuit froide. Une tasse de café profond de l'eau bouillante est instantanément frappée avec de la glace, diluée au lait ou remplie de garnitures colorées.

L'odeur humide se répand d'abord, et quand il y a un bruit de tapage sur le sol avec calme, il y a la pluie qui commence dehors par de la fenêtre. Les premières gouttes de pluie tombées sur le visage éveillent les sens de l'ensemble du corps comme la douche du matin. La pluie tombe et s'arrête. Sur le sol humide, les ombres des nuages ​​restent tachetées. Le ciel qui a pleuré si fort retrouve enfin son sourire bleu clair avec la lumière du soleil.

Les restes de la flaque, la boule de cristal garde des traces légèrement éparpillées des pays où il s'est passé et des montagnes où il a traversées. Dans un petit morceau de l'eau sorti du sol profond, le temps des choses qui l’ont habité il y a longtemps garde ses histoires gelées dans la glace. Les pistes d'eau trouvées dans les planètes voisines éloignées deviennent une lumière petite mais intense pour ceux qui cherchent un nouveau foyer pour la vie.

L'eau va et vient dans le ciel, sur le sol et à travers le vaste océan. Et le cycle rencontre les saisons. L'eau mélangée à une forte turbulence du vent détruit les maisons sans pitié. Dans la mer dont la profondeur ne peut pas être connue, un radeau perdu monte et descend de la surface de l'eau si dangereusement. Une fois les moments méchants passés, la terre colonisée par le soleil égoïste ouvre ses lèvres sèches. Au milieu du désert où le sable dérive, la sueur de l'aide s’ajoute aux larmes de la soif. Du petit puits qui est creusé dans les pierres bouchées, soulève le jus de la vie.

L'eau s'écoule, demeure, tombe puis coule à nouveau, faisant des vies.


Photo credit : JiSun LEE / 2017.04.24 / Jeju
물에 관하여.

눈을 깜빡거리며 멀뚱한 표정을 짓는 사람. 눈에는 흐르지 않은 눈물이 하염없이 보호막을 치고, 입에는 노래로 바뀌지 못한 말이 침에 녹아 목을 타고 깊은곳으로 넘어간다. 구석구석에는 붉고 뜨거운 피와 함께 물줄기가 흐르고, 향과 함께 들어와 땀과 함께 나가기를 반복한다.
0 100 사이, 물은 삶이 있는 어느곳에나 언제나 흐르고, 고이고, 내리고, 씻어낸다.

색도 맛도 향도 없는 물은 많은 색과 맛과 향과 함께 담긴다. 반듯한 , 호리한 , 둥근 주전자나 매끈한 시험관. 제각기 서로 다른 모양의 용기는 입을 열어 물을 마시고 배를 채운다. 물은 꽃과 함께 담겨 빨려들어가거나, 찻잎과 함께 담겨 우러난다. 더운날 오랜 걸음후에 마시는 차가운 한모금은 추위에 퍼지는 따듯한 한모금과는 다른 기억을 남긴다. 끓는 물에 깊이 우러난 커피 잔은 순식간에 얼음과 갈리기도, 우유와 섞이기도, 화려한 토핑으로 채워지기도 한다.

은은한 냄새가 먼저 퍼지고, 잔잔하게 땅을 적시는 소리가 나면 어김없이 창밖에는 비가 내린다. 마른땅을 걷나가 콧잔등에 느껴지는 비의 감촉은 하루를 맞이하는 샤워처럼 온몸의 감각을 깨운다. 비는 내리고 그친다. 젖은 바닥에는 구름의 그림자가 얼룩 덜룩 남아있다. 한바탕 울어낸 하늘은 구름 사이를 비집고 들어오는 햇빛으로 다시 푸르른 미소를 짓는다

웅덩이에 고인 , 수정구슬 속에는 지나온 땅의 흔적과 넘어온 산의 흔적이 잘게 부서져 담겨있다. 깊은 땅속에서 꺼내올린 물의 조각엔 오래전 땅을 살고간 것들의 시간이 이야기를 품고 얼음과 함께 멈춰있다. 멀고도 가까운 이웃 행성에서 발견된 물의 흔적은 새로운 삶의 보금자리를 찾으려는 이들에게 작고 강렬한 빛이 된다

물은 하늘 위와 , 그리고 드넓은 바다를 넘나들며 동그란 지구를 두른다. 순환은 계절을 만난다. 강한 바람의 회오리를 타버린 물은 겉잡을 없이 매정하게 집을 부순다. 깊이를 없는 바다에는 길잃은 뗏목이 수면의 위와 아래를 위태롭게 넘실거린다. 맵고 거센 계절이 지나면 구름을 이긴 햇빛에 마른 땅들은 하나 갈라진 입술을 연다. 모래를 휘날리는 사막 한가운데 목마른 이의 눈물에는 도움의 땀이 더해진다. 막혀있던 돌덩이에 파인 작은 우물은 한방울의 생명의 즙을 끌어올린다.

물은 흐르고, 고이고, 내리고, 살리며, 다시 흐른다.


Photo credit : JiSun LEE / 2009.02.27 / Paris
About the water.

A person blinks and makes a distant look. Tears that are not flowing out keep making a shield in the eyes, and words that could not be sung out melt in the saliva then pass through the neck to the deep inside. In every corner of the body, a stream of water flows with red and warm blood, coming in with incense and going out with sweat.
Somewhere between 0 and 100, water flows, stays, falls, and washes everywhere and everywhen in life.

The colorless, tasteless and scentless water is contained with many different colors, flavors and aromas. Straight cups, curvy bottles, round kettles and sleek test tubes. Containers of different shapes open their mouths and drink water to fill their stomachs. The water stuck with flowers are soon absorbed into them, or tea leaves dive into it and color it with their flavors. A cool sip after a long walk in a hot day gives a memory different from the warm sip spreading in the long cold night. A cup of deep coffee made in boiling water is instantly blended with ice, diluted with milk or filled up with colourful toppings.

The wet smell spreads first, and when there is a sound of tapping on the ground calmly, there must be the rain started outside the window. First raindrops fallen on the face awakens the senses of the whole body like the morning shower. The rain falls down, and stops. On the wet floor, the shadows of the clouds remain mottled. The sky that cried hard finally makes a blue smile again with the incoming sunlight.

The remains of the puddle, the crystal ball keeps slightly scattered traces of the land where it passed by and of the mountains where it crossed over. In a small piece of the water pulled out of the deep ground, the time of the things that have lived long ago keeps its histoy frozen in the ice. The water tracks found in distant neighboring planets becomes a small but intense light for those seeking a new home for life. 

The water comes and goes over the sky, through the ground and across the wide ocean. And the cycle meets the seasons. The water mixed with a strong wind turbulence breaks downs the houses with no mercy. In the sea whose depth can’t be known, a lost raft goes up and down the surface of the water so dangerously. After the sprawling seasons have passed, the land colonised by the selfish sun opens its dry lips. In the middle of the desert where the sand drifts, the sweat of help adds to the tears of thirst. From the small well which is pitted in the clogged stones, lifts the juice of life.

The water flows, stays, falls and flows again, making lives.

20170427

Sur la lettre. (편지에 관하여.)

Photo credit : JiSun LEE / 2015.04.12 / London

Sur la lettre.

Le bureau dégagé de plein d’objets en pêle-mêle, je pose une feuille blanche devant le coeur. Sous la lueur de lampe, de petits scintillements de l’extérieur rentrent par la fenêtre. Je tiens le stylo noir dans la main droite, vérifie plusieurs fois s’il marche bien dans le brouillon, puis pointe le vide. Point, point, ligne, point. Je commence à sortir le sentiment le plus doux et sincère en rythmant lettre par lettre sous les doigts.

En haut à droite, je me situe par le lieu et la date. La lettre se souviendra d’aujourd’hui. Plus bas à gauche, j’appelle. Cher quelqu’un, le nom habituel qui se rend le plus cher à ce moment appelé. L’appellation qui s’adresse à une personne unique. Le nom. Puis une virgule après,

La première phrase est toujours la plus difficile à inventer. Une petite salutation. La météo d’aujourd’hui est une bonne ouverture comme toujours. Les minuscules quotidiens se succèdent sans fin en dessinant des notes variables sur la partition infinie. Ou bien, une phrase succincte s’engrave comme un poème pour compresser l’histoire dont on ne saurait raconter le tout. J’ajoute ma voix dans le texte muet avec des mots familiers ou des illustrations simples.

Écrivant la lettre, je dialogue. Comme si le petit son envoyé fait l’écho depuis la montagne lointaine, je commence, par une feuille de lettre, le dialogue dont le retour prendra longtemps. Le destinataire confirmé, ou n’importe qui non destiné, mon monologue s’envoie à la maison sans adresse. La lettre, posée devant la porte sans sonnerie, attend.


La lettre qui rend heureux toujours et davantage : 
  • Répondre à la lettre reçue au meilleur moment.
  • Préparer la carte postale aux saisons appropriées.
  • Murmurer à l’amoureux par le texte.
  • Noter le remerciement.
  • Laisser un commentaire dans le cahier de visite.
  • Écrire à mon présent.
  • Enregistrer mes avenirs.
  • Imaginer le sourire du destinataire.
  • Dessiner une lettre spéciale.
  • Etc.


La lettre qui rend un peu triste mais qui rend heureux toutefois puis qui devient très spéciale finalement :
  • Rédiger pour la dernière fois.
  • Envoyer sans attente de réponse.
  • Dresser à l’adresse inconnue
  • S’exprimer vers le vide.
  • Écrire la lettre qui ne sera pas envoyée.
  • Dialoguer avec mon passé.
  • Etc.


Photo credit : JiSun LEE / 2017.03.22 / Seoul

편지에 관하여.

지저분했던 책상을 정리하고 가장 깨끗한 종이 한장을 가슴 앞에 놓는다. 약간 어두운 조명과 듬성듬성 반짝이는 창밖. 적당한 두께의 검정색 펜을 쥐고, 나오는지 확인하고, 종이를 적신다. , , , . 손가락 쓰여지는 한글자 한글자에 힘을 실었다가 빼고, 민망할듯 솔직한 감성을 꺼낸다.

비어있는 종이 오른쪽 위에 가장먼저 편지를 쓰는 장소와 날짜를 적어 오늘 이곳을 기억한다. 다시 왼쪽으로 와서 이름을 부른다. 친애하는 누군가, 사랑하는 누군가, 혹은 가장 익숙한 호칭이지만 순간만큼은 유일한 누군가. 편지가 도착해야 하는 바로 사람, 이름. 그리고 쉼표,

가장 어려운 첫마디. 첫인사. 오늘의 날씨는 가장 좋은 인사이자 열기좋은 창문이 되어준다. 아주 사소한 일상은 꼬리에 꼬리를 물고 끝이 없는 이야기로 시시각각 변하는 감정을 풀어낸다. 전하지 못할 이야기는 세개로 줄여 줄의 시로 남긴다. 농담을 섞거나 솜씨 없는 그림을 그려넣어 글에 목소리를 더한다.

편지를 쓰는 동안 나는 대화한다. 반대편 골짜기로 보낸 작은소리가 메아리가 되어 울리 , 오랜시간이 걸릴 대화를 나는 한장의 편지로 시작한다. 한사람을 위한 편지도, 누구나 될수 있는 불특정 다수에게 보내는 편지도, 나의 독백은 주소없는 상상의 집으로 보내진다. 초인종이 없는 앞에 놓여진 편지는 가만히 기다린다.


언제나 좋고 수록 좋아지는 편지 :
  • 반가운 편지에 답장하는 .
  • 시기를 맞이해 엽서를 준비하는 .
  • 사랑하는 이에게 목소리 대신 글로 이야기 하는 .
  • 감사의 메모를 적는 .
  • 방문한 발걸음의 흔적을 담는 .
  • 나의 현재에 편지를 쓰는 .
  • 나의 미래를 기록하는 .
  • 받는 이의 미소를 상상하는 .
  • 특별한 편지지를 그리는 .
  • .


조금은 슬퍼지지만 그래도 좋고 결국 아주 특별해져 버리는 편지 :
  • 마지막 편지를 쓰는 .
  • 답이 없을 편지를 쓰는 .
  • 도착지가 없는 편지를 쓰는 .
  • 허공에 편지를 쓰는 .
  • 보내지 않을 편지를 쓰는 .
  • 나의 과거에 편지를 쓰는 .
  • .

20170317

Sur la musique, partie légère. (음악에 관하여, 가벼운 이야기.)

Photo/Drawing Credit : JiSun LEE / 2016.01.01 / Paris

Sur la musique, partie légère.

Avant que le nuage nocturne se dégage, les oiseaux commencent à saluer leurs voisins et les pneus réchauffent le sol refroidi. Dans la chambre silencieuse où seule la couette produit des chuchotements, la musique sonne à l’heure précise. Un prétend de n”avoir rien entendu, l’autre ouvre ses yeux comme un bouton appuyé.

Le corps qui n’a pu enlever sa fatigue, le regard qui n’a pu retrouver son focus, les oreilles ouvrent leur porte en premier. La journée se démarre avec l’ouïe. La musique, si joyeuse ou si tendre, devient la sonnerie la plus détestée une fois qu’on lui donne la fonction de réveil, les petits bruits du matin ensoleillé font la meilleure harmonie. 

On l’entend partout. Les fesses moulées en forme de chaise prennent un peu de légèreté rythmique grâce à une pièce de musique sans gêne, la bouche fermée tout le long de la journée sort un petit chant dans l’air. La chanson dont on ne connaît pas la parole remplit la partition qui n’a pas de nationalité, et le miroir qui ne connaît pas le temps reflète l’époque de l’autrefois dont son apparence a disparu il y a longtemps.

L’harmonie étouffante durant 4 minutes et 33 secondes compresse les bruits du coeur et de la respiration du public, alors que le court fragment qui passe en 30 secondes de publicité tourne et tourne en tête. Dalalalatda en gare de Paris émet des annonces sans arrêt, et la mélodie traditionnelle prévient les passagers de l’arrivée du métro de Séoul. Même, la machine à riz et le lave-linge annoncent la finition du leur mission par une musique si banale mais si gaie.

Un morceau de musique dans le lit à température de mon corps, un fil de musique qui traversent le bavardage jusqu’à mes oreilles dans le café, une pièce de musique qui se répand à des milliers de bouches, une face de musique qui transforme la larme en sourire, ou le sourire en larmes.

Avant de partir de la maison, le sac à dos, le porte-feuille dans la poche, puis les écouteurs dans les oreilles. Les pas se fondent selon la chaleur musicale, ou s’accélèrent selon la vitesse rythmique. Et puis, la musique refouille la mémoire qui projette une scène nuancée dans le paysage passant par la fenêtre du bus.


Photo/Drawing Credit : JiSun LEE / 2016.05.23 / Paris

음악에 관하여, 가벼운 이야기.

어두운 밤구름이 걷히기 조금 새들은 벌써부터 수다를 시작하고 자동차는 바퀴를 굴린다. 이불의 스침만이 속삭이던 조용한 방안 시각, 음악이 흘러나온다. 어떤이는 똑같은 레파토리에 들은척도 하지 않고, 어떤이는 버튼을 누른듯 번쩍하고 두눈을 뜬다.

피곤이 가시지 않은 몸과 아직 뿌연 초점보다 먼저 귀가 열린다. 하루가 소리로 시작된다. 그토록 경쾌하거나 은미로운 음악도 아침을 깨우는 역할과 동시에 듣기 싫은 마법의 소리로 변하고, 햇살좋고 여유로운 아침 작은 물흐르는 소리마저 아름다운 하모니가 된다.

어디에나 음악이 있다. 소음이 되지 않은 음악은 의자에 녹은듯이 붙어있던 엉덩이를 잠시나마 들썩거리게 하고, 하루종일 소리내지 않고 닫혀있던 입속에서 나도 모르게 흥얼거림을 꺼내놓는다. 내용을 모르는 노랫말로 함께 흐르는 리듬과 함께 국적을 모르는 오선지를 채우고, 시간을 모르는 음악의 거울은 오늘의 맞은편에 이미 존재가 사라진 한때 그시절을 비춘다.

4 33 동안 이어지는 숨죽인 하모니는 사람들의 심장소리와 숨소리를 모으고, 30초만에 지나간 광고 멜로디 조각은 몇번이고 하염없이 머릿속을 맴돈다. 파리의 기차역에서의 쉬지 않는 안내방송을 알리는 다라라랏다, 한국의 지하철이 도착을 알리는 전통음악 소리. 심지어 밥솥은 지어진 쌀밥을, 세탁기는 땟물이 빠진 빨래를 유치하고 반가운 음악으로 알린다.

체온만큼 따듯해진 침대에서 일어나기 들어보는 곡의 노래, 웅성이는 카페에서 귓속으로 들어와 기억을 펼쳐놓는 곡의 노래, 하나의 입에서 순식간의 열의 입으로 옮겨지는 곡의 노래, 눈물이 미소로 미소가 눈물 한줄기로 변하게 하는 곡의 노래

집을 나서기 , 가방을 매고 지갑을 챙기고 이어폰을 꼽는다. 발걸음은 따듯한 음악에 맞춰 녹아내리거나, 단단한 노래에 맞춰 속도를 낸다. 그리고 버스 창가로 지나가는 풍경은 음악에 더해져 뭉게구름 기억을 떠올린다.